Tribunes 2018/2019

Tribune - Juin 2019

Pollution de l’environnement, pollution des esprits …
 

Notre environnement est pollué par les activités humaines et cela ne date pas d’aujourd’hui. Compiègne ne fait pas défaut,  malheureusement ! Face à l’urgence climatique et malgré les accords internationaux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, tout reste à faire. Les événements récents avec les gilets jaunes et la contestation populaire témoignent d’un impératif  climatique et d’une urgence sociale qui devraient aller de pair et non s’opposer.
Notre modèle économique n’est pas viable. Il génère pollutions, maladies, inégalités et injustices.
 
Vivre dans un environnement sain devrait être :
-          manger sainement sans pesticides, sans perturbateurs…
-          respirer de l’air pur sans les particules fines…
-          boire sans les nitrates …
-          Se déplacer sans polluer…
-          Travailler sans polluer…
En clair, l’Homme fait partie de la Nature ; en la détruisant, il se détruit lui-même.
Seule une prise de conscience de la population et une exigence de politiques publiques fortes et responsables peuvent améliorer la situation.
 
Compiègne devrait être une ville exemplaire en  matière d’écologie et d’amélioration de la qualité de vie des ses habitants.
En effet, elle dispose d’une richesse naturelle verte comme sa forêt   et bleue comme l’Oise qui devraient être connectées au milieu urbain. On pourrait penser à des corridors verts incluant dans le trajet divers modes de déplacements (intégrant par exemple des jardins potagers…) qui relient le centre-ville et  les différents quartiers de la Ville. Cela   favoriserait l’émergence d’une biodiversité urbaine.
Il est du pouvoir d’une ville
-          de créer, localement,  un guichet unique qui accompagne les ménages dans leurs travaux de rénovation énergétique
-           de soutenir une alimentation saine, bio, notamment dans les cantines scolaires.
Il y a tant à faire sur le plan de l’écologie pour améliorer la qualité de vie et créer des emplois.
Mais, la France et l’Europe, en s’engouffrant dans des idéologies extrêmes ou démagogiques sont loin d’apporter des  réponses aux problèmes sociétaux.  C’est à croire que la pollution de l’environnement a également engendré une pollution des esprits qu’il faut également combattre sans relâche !
 
Richard VALENTE, Solange DUMAY, Dilvin YUKSEL - Conseillers municipaux PS Social-Ecologie

Tribune - Mai 2019

Du grand débat … au vote !
 
Durant de longs mois, le pays a connu une crise sans précédent.
Les gilets jaunes ont de façon inédite entrainé des réactions multiples : le soutien, la compréhension, le questionnement, la perplexité, la consternation, le désappointement, la lassitude, et de nombreux autres sentiments, actions ou réflexions.
 
Nous avons dénoncé la grande maladresse du gouvernement durant cette crise avec l’absence d’écoute, le rapport déraisonnable à la violence, ou encore cette absence de courage dans l’obstination perpétuelle.
 
Non seulement le pouvoir d’achat doit être amélioré pour les Français, mais de surcroît, la démocratie doit être revigorée.
 
Le grand débat, malgré son approche tactique et sa mise en scène qui n’a pas privilégié totalement l’écoute, peut être une occasion réelle de permettre aux citoyens de se réconcilier avec la politique.
 
Soyons très vigilants. A la veille d’un scrutin important pour l’avenir du pays et l’Europe, nous ne devons surtout pas oublier qu’il est crucial d’apporter des solutions qui ne consistent pas à favoriser le repli sur soi !
 
L’Europe de demain doit préférer plus que jamais les réflexes de solidarité, et la prise de conscience de la fragilité de notre environnement.
 
Comme vous le savez, à l’échelle locale, le groupe Compiègne Gagnante a toujours défendu  la nécessité d’une démocratie participative qui facilite l’enthousiasme des habitants dans la mise en œuvre des politiques municipales.
 
C’est dans cette dynamique que les citoyens s’approprient pleinement leurs rôles et s’engagent dans des projets pour l’avenir de leur cité.
 
Alors … chérissons la démocratie, et votons !!


Richard VALENTE, Solange DUMAY, Dilvin YUKSEL - Conseillers municipaux PS Social-Ecologie

Tribune - Avril 2019

Budget municipal 2019 : le grand réveil ?
 
Le budget de Compiègne en 2019 sera un budget classique de fin de mandat puisque les impôts locaux n’augmenteront pas ! C’était bien le moins que l’on puisse attendre après les promesses de campagne en 2014 non tenues précedemment... ce qui fait que les compiégnois restent fortement imposés.
Les associations ne subiront pas, cette fois, de diminution de leur  subvention ; un arrêt salutaire après trois années de baisses injustes.
S’agissant des investissements, ils laissent perplexes car sans l’aide de l’ARC, nous voyons bien qu’ils sont en deçà des échelles de villes moyennes.
Les nouveaux projets : site de l’Etat Major, réhabilitation du quartier de la gare,  vont nécessairement augmenter la population du centre ville mais tant que  la problématique des déplacements et des stationnements n’est pas résolue en amont, leur concrétisation ne fera qu’accentuer un cœur de ville saturé et invivable. Seule la mise en réseau de l’ensemble des quartiers de la ville et des territoires de l’ARC pourra  y remédier.
Les investissements dans le budget de la ville doivent être le miroir de la mixité sociale que nous souhaitons lui donner et non un maintien des pratiques de « l’entre-soi» !
 
Force est de constater que le dynamisme du centre ville n’est pas flagrant pour les compiégnois.  Nous avons toujours défendu l’idée d’un centre ville attractif grâce à la valorisation de son   patrimoine et à la culture,
Il s’agit aussi de trouver un sain équilibre entre la redynamisation du Centre Ville et l’amélioration de la vie dans les quartiers.
Nous nous réjouissions que  la réhabilitation du quartier Vivier Corax à Royallieu  et de l’Echarde à Bellicart soit enfin mis en œuvre. C’est une belle opération orchestrée par l’OPAC dans laquelle la Ville est partie prenante pour l’aménagement des extérieurs (parkings, espaces verts, jeux pour les enfants), Cette  rénovation de l’habitat contribue à la nécessaire transition écologique.
 
C’est aussi, au travers d’une politique de prévention de la délinquance ambitieuse et par le renforcement des approches culturelles et sociales qu’il faut réfléchir au mieux vivre ensemble.
 
Notre ville doit être la cité de l’audace et des liens plus forts entre chaque quartier.

Richard VALENTE, Solange DUMAY, Dilvin YUKSEL - Conseillers municipaux PS Social-Ecologie

Tribune - Février/Mars 2019

Les gilets jaunes et les politiques de demain
 
Les signes d'une détresse des citoyens étaient annoncés depuis longtemps.
 
Comment un pouvoir peut-il être aussi sourd et mesurer si faiblement l'ampleur des sentiments d'injustice que vivent tant de personnes qui n'arrivent pas à boucler leur fin de mois ?
 
L'entêtement et le cynisme ne sont pas les attitudes qu'il convient dans de pareilles circonstances.
 
Il est inutile de faire beaucoup d'efforts pour se rendre compte à quel point ces Français font preuve de sincérité lorsqu'ils expriment leur sentiment de "ras-le-bol".
 
Soyons honnêtes : autour des gilets jaunes, on retrouve le meilleur comme le pire. On y compte de très nombreux citoyens apolitiques et modérés, mais aussi quelques individus qui dissimulent la réalité de leurs opinions parfois hasardeuses ou anti-républicaines. Il n'en demeure pas moins qu'en dépit de toutes les récupérations politiciennes d'ici et là, il est évident que le dénominateur commun des gilets jaunes est sans doute la volonté de tous ces citoyens de stopper l'injustice fiscale.
 
Toute violence doit être proscrite.
 
La justice doit être au coeur des politiques publiques. Il est nécessaire de proposer des mesures radicales pour augmenter le pouvoir d'achat des français et créer de nouvelles dynamiques économiques.
 
Osons espérer que l'ensemble des acteurs politiques saura faire preuve d'humilité et retrouver un sens des réalités.
 
Osons espérer que cet épisode sans doute historique de notre pays parviendra non pas à éloigner les citoyens de la République, mais au contraire à donner envie aux citoyens de réinvestir le terrain de la politique et au final de la démocratie.
 
Le « grand débat » doit ainsi être l’occasion d’un réel changement de politiques sociales et fiscales permettant de mettre à l’honneur la justice et la solidarité.
 
A titre d’exemple, l’ISF mérite clairement d’être à nouveau mis en place !
 
Richard VALENTE, Solange DUMAY, Dilvin YUKSEL - Conseillers municipaux PS Social-Ecologie

Tribune - Décembre 2018

Nos voeux pour 2019
 

Difficile au moment où nous écrivons (1 mois avant la parution) quand la France vit une situation explosive, de se projeter dans l’avenir.
Que 2019 rime avec solidarité, dialogue et mieux vivre au quotidien. Sachons ensemble construire une société plus juste, plus humaine et plus fraternelle. Gageons que la nouvelle année soit, pour toutes et tous, paisible et que chacun puisse vivre des moments de joie nombreux et intenses.
 
C’est la dernière année entière avant les élections municipales de 2020 ;
une  année 2019 qui peut être abordée de manière très différente selon les ambitions de chacun. Certains ont la tentation d’en faire l’année de toutes les promesses intenables et de toutes les prouesses jamais tenues. Certains voudront faire la preuve qu’après 30 ans,  ils sont toujours capables d’idées plus ou moins neuves. Ils utiliseront tous les artifices pour cela : explosions des initiatives gadget et des projets surdimensionnés qui ne sont pensés que pour faire de la communication. Cette agitation ne sert ni les compiégnois ni ne prépare l’avenir de notre ville. Pourrait-on penser un jour, pour  Compiègne, à une alternance possible,   signe de bonne santé démocratique ?
Tout le monde connait l’adage « Rien ne sert de courir…. » Alors si l’on faisait de 2019 une année utile : une année pour continuer à faire des propositions solides ; une année pour échanger, construire, dessiner l’avenir de Compiègne. une année qui doit être l’occasion de réfléchir à la manière de redonner de la fierté aux compiégnois, de rénover notre approche de la ville pour qu’elle soit plus juste, plus sûre, plus moderne, plus ambitieuse... Une année 2019 que nous souhaitons belle et productive pour toutes et tous.
Il y a des dossiers qui ne sont pas fermés, d’autres qu’on peut ouvrir.  Nous sommes représentatifs d’une frange de compiégnois, comptables de nos actions,  qui croit en nous, en  ce que nous sommes sur le terrain,..  Nous continuerons à faire entendre notre voix : témoigner, résister,  proposer et construire, porter nos valeurs ; penser aux plus démunis, fragiles et isolés.
 Il nous appartient tous ensemble de veiller à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers, une société où l’on ne remette pas en cause le droit au travail et à une retraite, les acquis de la protection sociale pour tous, le principe de l’égalité des chances et non une société à 2 vitesses en matière de santé, d’emploi, d’éducation et de culture, une société qui concilie économie et écologie.  

Richard VALENTE, Solange DUMAY, Dilvin YUKSEL
- Conseillers municipaux PS Social-Ecologie

Tribune - Novembre 2018

Vers la fusion de Pôle Emploi et des Missions Locales ? 
 

Décidément, lorsqu’il s’agit d’emploi, la carte de la proximité n’est pas appréciée par le Gouvernement.
Alors que nous dénoncions avec force la fin des contrats aidés il y a quelques mois encore, nous apprenons aujourd’hui que le Gouvernement souhaite expérimenter la fusion des structures du Service Public de l’Emploi : POLE EMPLOI et MISSIONS LOCALES.

Si Pôle Emploi est indispensable pour toutes celles et tout ceux qui recherchent un emploi ou une formation, les missions locales s'adressent principalement aux jeunes et leur apportent des solutions d'insertion très variées.
Chacun sait que la prise en compte des réalités locales est indispensable dans la mise en avant d’une politique de l’emploi efficace.
Chaque acteur concerné par l’emploi des jeunes a eu l’occasion de se rendre compte que les missions locales avaient la particularité d’accompagner chaque personne dans sa globalité, et cette approche  s’avère indispensable. Les freins rencontrés par la jeunesse sont en effet variés : qu’il  s’agisse d’emploi, formation, orientation, mobilité, santé, ou logement.
 
On retiendra certainement de ce projet de fusion la volonté de créer des « monstres » ou de gigantesques structures, qui sembleront moins coûter, et finalement créeront de nombreux dégâts tant il n’est pas prouvé qu’une grande structure réussit à faire mieux que des structures associatives (les missions locales d’aujourd’hui). Au fil des jours, les conseillères et conseillers en insertion sociale et professionnelle des missions locales mobilisent de multiples expertises et réussissent par le biais d’un accompagnement personnalisé à favoriser l’estime de soi de milliers de jeunes, tout comme une meilleure concrétisation de projets.
 
Si demain, une telle fusion se mettait en place à l’échelle du Compiégnois, ce serait des milliers de jeunes qui n’auraient plus accès à un service de proximité, et aux nombreuses permanences existant sur la totalité de notre zone géographique.
 
Le Groupe Compiègne Gagnante soutient les missions locales et l’opération « Ma mission locale : j’y viens, j’y tiens ». 
 
Richard VALENTE, Solange DUMAY, Dilvin YUKSEL
- Conseillers municipaux PS Social-Ecologie

Tribune - Octobre 2018

La culture : l’âme de la démocratie
Ça fait longtemps que nous n’avons pas parlé culture dans notre billet d’humeur ! Nous l’avons déjà écrit, la culture contribue au développement des individus et à l’exercice des rapports sociaux (transmission des valeurs, cohésion sociale) et nous mettons toujours en exergue les associations qui jouent un rôle de passeur culturel (médiations nécessaires pour accompagner ceux qui ne se sentent pas concernés par l’offre culturelle).
Le succès de la journée des associations ne s’est pas démenti et montre le dynamisme de la vie associative compiégnoise et l’intérêt des compiégnois pour les activités culturelles, sportives, sociales....
Au conseil municipal et au travers de la commission culture on peut parler de consensus sur les sujets culturels et aucune de nos voix n’a jamais manqué !
Peu s’en souviennent mais à l’époque de la création du CCACV, la proposition de Jean Legendre n’était passée que grâce aux voix de notre opposition ! Qui oserait maintenant contester l’existence et le succès de nos 2 théâtres ! Nous avons aussi toujours soutenu le festival du film de Compiègne, qui en cette année de centenaire se devait de concocter un beau, un grand programme. « Les femmes dans la grande guerre » est le titre de ce 17 ème festival (du 2 au 11 novembre). Alors rendez-vous aux cinéphiles, aux amateurs d’histoire, au tout public, dans différents lieux culturels de la ville et en particulier au Théâtre Impérial pour y découvrir non seulement des films (cinéma d’époque et contemporain, cinés concerts ) et des professionnels du cinéma mais aussi des spectacles vivants, des expositions .... (programme dans le Picantin). C’est dès le plus jeune âge qu’il faut mettre en place cette culture cinématographique et le devoir de mémoire.. Qui peut s’enorgueillir de faire se déplacer 4602  enfants de la maternelle au lycée (33 séances) pour le festival scolaire. Le groupe de pilotage (équipe du festival avec des enseignants, libraire..) a sélectionné autour de la thématique « la guerre...et après » 9 films souvent en relation avec des œuvres littéraires.
Dans la même lignée, nous nous réjouissons de l’extension du musée Mémorial de l’Armistice, de ce fait largement enrichi.
Il y a les regrets aussi : projet du musée de la voiture aux haras abandonné par l’Etat, extension du musée Vivenel toujours renvoyée aux calendes grecques...
« La culture, c’est ce qui relie les savoirs et les féconde » Edgar Morin
 
Richard VALENTE, Solange DUMAY, Dilvin YUKSEL
- Conseillers municipaux PS Social-Ecologie

Tribune - Septembre 2018

Un pas en avant, deux pas en arrière !
Retour à la case départ pour les rythmes scolaires à la rentrée pour les écoles primaires. Dont acte ! puisque les écoles, au travers des consultations de parents  et des conseils d’écoles se sont prononcées majoritairement pour le retour de la semaine de  4 jours. C’est dans ce sens que le Conseil  Municipal a entériné, à l’unanimité,  cette décision.
Nous ne le cachons pas, nous avons  défendu cette réforme des rythmes scolaires,  pas pour des raisons politiciennes mais pour des raisons pédagogiques. La chronobiologie  a prouvé que les meilleures heures pour les apprentissages sont le matin et supprimer 36 demi journées de classe (soit plus de cent heures), c’est énorme !  surtout pour ceux qui en ont le plus besoin. C’est certes vrai que 5 jours de suite, c’est fatigant pour les enfants, comme pour les enseignants et la grande erreur aura été de supprimer le samedi matin qui présentait plus d’avantages que le mercredi (en 2008 : Ministère Darcos). De ce fait, la journée de classe redevient une des plus longues en Europe.
Mais nous voudrions surtout insister sur un point. Cette réforme avait  permis , notamment sur Compiègne, de réfléchir et d’améliorer dans les écoles maternelles et élémentaires l’accompagnement éducatif péri scolaire  en introduisant des activités culturelles, sportives, citoyennes et ce,  essentiellement avec l’aide de l’Etat. Les associations avaient été sollicitées et une bonne trentaine proposait ainsi, de la maternelle au CM2, des activités fort appréciées. Il suffirait avec un léger décalage (heure du péri scolaire débutant à 16h30 au lieu de 15h45) de continuer. Mais sans compter sur la manne de l’Etat qui finançait à l’époque environ 174 000 € par an.
Alors, la Municipalité a décidé de ne financer les TAP (Temps d’Activités Périscolaires) qu’en maternelle : coût estimé 14600€ ! c’est le moins qu’on pouvait faire pour que ces temps éducatifs ne redeviennent pas de simples garderies comme auparavant !  Suppression par contre de ces TAP avec des intervenants extérieurs, professionnels de la culture, du sport ou du bien être (plus d’une vingtaine d’associations concernées) en élémentaire. Il est dommage de ne pas généraliser ce dispositif éducatif qui apportait un plus dans toutes les écoles publiques. Retour maintenant à un traitement inégalitaire  selon que l’école se situe en Centre ville (CSC - Coopérative scolaire du Compiégnois) ou dans les quartiers ( accompagnement éducatif REP et centres municipaux).
Nous ne nions pas les problèmes budgétaires mais tout est question de choix et de priorité !

 
Richard VALENTE, Solange DUMAY, Dilvin YUKSEL
- Conseillers municipaux PS Social-Ecologie